Paris, 09 novembre 2012


1 - Participation de M. Pierre Sellal à la réunion de dialogue stratégique franco-émirien à Abou Dabi (7 novembre 2012)

Les parties françaises et émiriennes ont tenu le mercredi 7 novembre 2012 leur réunion de dialogue stratégique, qui se réunit chaque semestre, alternativement à Abou Dabi et à Paris.

Cette réunion, qui s’est tenue pour la première fois en 2008, est coprésidée par M. Khaldoun Al Moubarak, président de l’Autorité des Affaires exécutives de l’Emirat d’Abou Dabi, et par M. Pierre Sellal, Secrétaire Général du Ministère des Affaires étrangères et Représentant personnel du Président de la République pour le dialogue stratégique avec les Emirats arabes unis. M. Sellal était accompagné de représentants des ministères de l’Economie et des Finances, de la Culture et de la Communication, de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

La relation entre les deux pays date de la création de la Fédération en 1971. Elle n’a cessé de se développer et a pris ces dernières années une dimension globale. Les échanges entre les deux pays concernent désormais tous les secteurs : économie, échanges commerciaux et investissements, énergie (énergies renouvelables, nucléaire et pétrolière), défense et sécurité, éducation, culture.

18 000 Français sont installés aux Emirats arabes unis, ce qui en fait la première communauté française du Golfe.

Les deux parties, soulignant que la relation franco-émirienne est tournée vers l’avenir, ont affirmé leur attachement à définir des objectifs ambitieux pour les prochaines années, pour accompagner la stratégie de développement de l’Etat des Emirats arabes unis. L’ouverture du Musée du Louvre, en 2015, verra se concrétiser un projet unique entre les deux Etats. Dans le domaine de l’éducation, dont le caractère prioritaire est maintenu, la coopération est appelée à se renforcer encore.

Dans le secteur de l’énergie, dans le domaine pétrolier, les énergies renouvelables ou encore le domaine nucléaire, d’important projets de partenariat vont se poursuivre. Dans le domaine commercial et financier, nos relations doivent s’intensifier encore : actuellement le 8ème fournisseur des Emirats, la France souhaite accroitre le volume de ses échanges. Le nombre de visiteurs et touristes qui se rendent dans les deux pays constitue un autre secteur où une progression est attendue.

La réunion de dialogue stratégique franco-émirien a également permis une concertation sur les principaux enjeux régionaux et globaux.

M. Sellal a visité quelques-unes des réalisations les plus emblématiques de la coopération entre la France et les EAU, telle que l’Université Paris Sorbonne Abou Dabi et le site du futur musée du Louvre Abou Dabi à Manarat Saadiyat.
Il s’est également rendu à la foire d’art contemporain d’Abou Dabi (Abu Dhabi Art Fair), où il a pu constater la forte participation française. M. Sellal a aussi rencontré, à Dubaï, des représentants de la communauté d’affaires française installés aux Emirats.

2 - Entretien de M. Bernard Cazeneuve avec son homologue allemand, M. Michael Link (Paris, 12 novembre)

Le ministre délégué chargé des Affaires européennes, M. Bernard Cazeneuve, recevra lundi son homologue allemand, M. Michael Link, pour un entretien au Quai d’Orsay. Ils aborderont notamment la préparation du budget de l’Union européenne pour la période 2014-2020.

Les deux ministres délégués, par ailleurs secrétaires généraux pour la coopération franco-allemande, évoqueront également ensemble la préparation du 50e anniversaire du traité de l’Elysée, qui sera célébré à Berlin le 22 janvier 2013, et le déroulement de l’année franco-allemande organisée autour de ce cinquantenaire pour marquer la force de l’amitié entre nos deux pays.


3 - Réunion ministérielle entre l’Union européenne et la Ligue arabe

Q – Pouvez-vous détailler à propos de la réunion de l’Union européenne avec la Ligue arabe, le 13 novembre ?

R – Cette deuxième réunion ministérielle s’inscrit dans le cadre de la coopération engagée depuis 2008 entre la Ligue arabe et l’Union européenne. Elle fait suite à la première réunion ministérielle qui s’était tenue à Malte les 12 et 13 février 2008. Dans le contexte des changements traversés par le monde arabe, la Ligue arabe joue un rôle croissant au service de la paix et de la sécurité dans la région et elle le fait en coordination étroite avec les Nations unies. Outre les questions régionales que cette réunion visera également à renforcer par des projets concrets la coopération entre l’Union européenne et la ligue arabe dans plusieurs domaines prioritaires tels que la gestion des crises, l’observation électorale, la formation des diplomates.

Il faut souligner le niveau élevé de participation puisque la quasi-totalité des pays participants seront représentés à un niveau ministériel. Cette mobilisation témoigne d’une volonté forte de la Ligue arabe et de l’Union européenne de poursuivre leur dialogue politique plus que jamais nécessaire.

La participation de M. Laurent Fabius montre bien la démarche de la France en ce sens. La France rappellera son engagement fort à soutenir les pays arabes en transition démocratique afin d’aider à concrétiser les attentes de ces peuples et notre fermeté à l’endroit des violences commises par le régime de Damas.

Q – Concernant la visite du Ministre au Caire, s’agit-t-il uniquement de participer à la réunion ou y aura-t-il des réunions avec les responsables égyptiens ?

R- Je n’ai pas plus de détails mais en général, ce type de réunions que l’on peut qualifier de multilatérales sont souvent l’occasion de rencontrer de façon formelle ou informelle des partenaires proches d’autres pays comme c’est le cas de nos partenaires égyptiens.

4 - Territoires palestiniens

Q – Le Secrétaire général de la Ligue arabe a déclaré que cette dernière avait envoyé des missionnaires afin de contacter les pays membres de l’Union européenne pour qu’ils votent pour l’adhésion de la Palestine à l’Assemblée générale des Nations unies. Savez-vous si ce geste sera accompagné d’autres actions ? Pouvez-vous nous en dire plus sur le texte présenté par la délégation palestinienne hier ?

R – Concernant la venue de représentants de la Ligue arabe, je n’ai pas de d’observations particulières. Concernant l’initiative à l’Assemblée générale, je peux vous dire premièrement, qu’aucun texte n’a été déposé aux Nations unies par l’Autorité palestinienne, deuxièmement qu’un projet a bien été distribué, à New York, à l’ensemble des membres des Nations unies, hier soir. Nous devons donc prendre le temps de l’analyser et d’en discuter avec nos principaux partenaires. Vous connaissez notre objectif, il s’agit de la reprise des négociations afin de parvenir à deux Etats, ce qui est la position constante de la France : un État israélien qui doit pouvoir vivre en paix et en sécurité à côté d’un État palestinien qui doit être viable.

Q - La France est l’un des principaux pays soutenant l’aspiration du peuple palestinien à son Etat. Etes-vous en train de nous dire que les Palestiniens n’ont pas discuté du texte avant de le soumettre et que vous n’aviez pas eu un aperçu afin de pouvoir juger de son bon valoir ?

R – Nous avons un dialogue constant avec l’Autorité palestinienne depuis longtemps mais lorsqu’il s’agit de nous exprimer sur un texte, il faut que nous l’ayons. Il a été diffusé hier et il s’agit d’un projet et non d’un dépôt formel de texte à l’Assemblé générale par l’Autorité palestinienne. Il faut à présent que nous en discutions et l’examinions avec tous nos partenaires. A ce stade, je ne peux pas vous donner davantage d’éléments.

5 - Union européenne - Europe de la défense

Q - Que peut-on dire sur la réunion ministérielle de l’Europe de la défense ? Weimar plus c’est cela ? Est-ce nouveau comme terminologie ?

R - Participeront à cette réunion les trois pays du Triangle de Weimar : la France, l’Allemagne et la Pologne, et deux partenaires que sont l’Italie et l’Espagne. C’est une réunion élargie. Elle rassemblera les ministres des Affaires étrangères et ministres de la Défense de ces cinq pays. Elle se tient ce jeudi dans la matinée au Quai d’Orsay. L’ordre du jour sera la défense, le futur du pilotage et de la stratégie de défense au niveau européen, la mise en commun des armées et outils militaires et les opérations en cours ou à venir, en particulier la question du Mali qui sera la prochaine grande opération de politique et de sécurité de défense commune de l’Union européenne.

6 - Mali

Q - On parle d’une mission d’entrainement de l’Union européenne de 200 hommes. Est-ce que ce sont des chiffres que vous confirmez ?

R - Je crois que c’est un peu tôt pour donner des chiffres. Dans le prolongement de l’adoption de la résolution 2071 par le Conseil de sécurité à l’unanimité, les ministres des Affaires étrangères de l’Union ont décidé le 15 octobre de lancer une planification d’une mission de formation et de conseil aux forces maliennes.

C’est une réponse à la demande qui a d’ailleurs été formellement adressée par les autorités maliennes à l’Union européenne. Cette mission – il n’y a pas qu’une composante militaire – de l’Union européenne est plus globale au Sahel, elle inclut aussi un volet politique et un volet humanitaire.

Q - Est-ce que l’idée d’une intervention est toujours aussi inéluctable que l’on a voulu le dire parce que dans les déclarations de Romano Prodi, d’Ansar Dine et du ministre algérien de l’Intérieur, il y a différentes prises de position ?

R - Nous avons vu tout cela. La base, c’est la résolution 2071 qui comporte deux volets : un volet politique et nous souhaitons qu’il avance, c’est-à-dire un dialogue avec les groupes au nord mais en fonction de deux critères, des groupes qui acceptent l’intégrité territoriale du Mali et deuxièmement des groupes qui renoncent au terrorisme. Et puis, il y a un aspect sécuritaire parce qu’il y a évidemment des groupes avec lesquels un dialogue n’est pas possible, notamment les groupes qui ne répondent pas à ces critères.

Q - Qu’est-ce que cela vous inspire ? Il semble qu’il y ait des dissensions maintenant parmi les groupes. Il y a Ansar Dine qui demande la négociation, vous avez déjà répondu mais hier il y a les Katiba du Niger qui ont fait défection aussi, qui sont rentrés au Niger, qui se sont rendus aux autorités du Niger. Est-ce que vous avez un espoir que cela va se résoudre tout seul ou l’intervention va-t-elle continuer selon la planification à l’ONU ?

R - Ce sont des décisions, des initiatives qui appartiennent d’abord aux Africains. Nous venons en appui de demandes des autorités maliennes, de la CEDEAO, de l’Union Africaine. Mais les deux volets sont complémentaires, ils ne sont pas exclusifs l’un de l’autre, c’est-à-dire ce volet politique et ce volet sécuritaire parce qu’il y a des groupes avec lesquels un dialogue politique peut-être engagé et des groupes terroristes avec lesquels un dialogue politique n’est pas possible.

Q - Je voudrais revenir sur le Mali et sur la déclaration du ministre algérien de l’Intérieur qui disait hier que l’argument du nord-Mali comme base arrière d’Al Qaïda ne tenait pas et donc, que l’on ne pouvait pas justifier une intervention militaire sur la base de cet argument. Il a dit que « cela ne tenait pas debout ».Comment interprétez-vous cette déclaration ? S’éloigne-t-on d’une intervention ou l’Algérie s’en dissocie-t-elle ?

R - Je vous ai répondu tout à l’heure. Nous parlons beaucoup avec nos partenaires algériens. C’est un pays important dans la recherche d’une solution à la crise que traverse le Mali. C’est la résolution 2071 qui couvre l’aspect politique et l’aspect sécuritaire. Ces deux aspects sont complémentaires. Il ne faut pas oublier le problème humanitaire qu’il faut résoudre.

7 - Election de Mme Mireille Ballestrazzi à la présidence d’INTERPOL

Le ministère des Affaires étrangères se félicite de l’élection le 8 novembre de Mme Mireille Ballestrazzi, directrice centrale adjointe de la Police judiciaire, à la présidence de l’organisation internationale de police (INTERPOL). Créée en 1923, INTERPOL compte 190 pays membres et facilite au quotidien la coopération policière transfrontalière en apportant appui et assistance à tous les services, organisations et autorités ayant pour mission de prévenir et de combattre la criminalité internationale et le terrorisme.

Mme Ballestrazzi, qui représentait l’Europe au comité exécutif d’INTERPOL depuis 2010, est la première femme à accéder à la présidence de l’organisation.

INTERPOL a son siège en France depuis 1946, et à Lyon depuis 1989. Elle compte parmi ses 700 personnels plus de 300 Français, dont plusieurs exercent de hautes responsabilités.

Nous adressons à Mme Ballestrazzi nos meilleurs vœux de succès dans l’exercice de la mission qui lui est confiée.


8 - Etats-Unis - Exécution au Texas de Mario Swain

La France condamne l’exécution le 8 novembre au Texas de Mario Swain. Il s’agit de la 490e exécution au Texas depuis le rétablissement de la peine de mort en 1976 et de la 13e exécution cette année, ce qui fait du Texas l’Etat responsable du tiers des exécutions aux Etats-Unis.

La France exhorte les autorités du Texas à mettre un terme aux exécutions, à observer un moratoire et à engager un débat sur l’abolition de la peine capitale. Elle réaffirme son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances.

9 - Arabie Saoudite - Exécution

La France condamne l’exécution hier en Arabie saoudite d’un Pakistanais accusé de trafic de drogue.

Comme l’a rappelé le ministre des Affaires étrangères à l’occasion du lancement de la campagne en faveur de l’abolition universelle, la France réaffirme son opposition déterminée et constante à la peine de mort en tous lieux et en toutes circonstances. Elle exhorte l’Arabie saoudite à mettre un terme aux exécutions et à instaurer un moratoire.

Q - Est-ce que lors de déplacements du ministre ou autre, on soulèvera systématiquement la question dans les pays où on pratique toujours la peine de mort puisqu’il y a une campagne de lancée ?

R - Nous condamnons les exécutions. Vous le voyez aujourd’hui, pour les Etats-Unis et l’Arabie saoudite. Nous continuerons à le faire.

10 - Audiovisuel extérieur - CAPE

Q - S’agissant des liens entre les médias, la presse et le ministère des Affaires étrangères, il semblerait que ce soit le ministre qui nomme les responsables de France 24 et RFI. Quels sont les critères ? Et en ce qui concerne le CAPE, est-ce qu’il va être fermé ou bien s’agit-il de rumeurs ?

R - Non je ne crois pas. Je crois que des commissions se réunissent et proposent des noms. La nomination est faite sur la base de noms qui sont proposés.

Q – Concernant le CAPE (Centre d’Accueil de la Presse Etrangère) on entend dire qu’il va fermer. Il parait qu’il y a des problèmes de financement.

R – Concernant le CAPE, comme pour tout organisme d’ailleurs qui reçoit des subventions du ministère des Affaires étrangères on regarde constamment le rapport coût/efficacité donc cette réflexion est permanente. S’il y a moyen de corriger et d’améliorer les choses, nous le faisons. C’est sur cette base que nous avons nos relations avec les différents organismes que nous subventionnons.

Q – Est-ce que le CAPE va continuer ou y-a-t-il une interrogation ?

R – Sur le CAPE qui reçoit une importante subvention du ministère des Affaires étrangères, il faut que nous regardions de près le rapport coût/efficacité et si des améliorations sont nécessaires pour une plus grande efficacité.


11 - Syrie}

Q – Sur la Syrie, les autorités japonaises hier ont annoncé qu’au moins 60 pays vont participer à la réunion à Tokyo ce mois-ci. Qu’apporte la France à cette réunion qui vise à durcir un peu les sanctions internationales contre le régime de Damas ? Qui va représenter la France à cette réunion ?

R – Je peux vous dire un mot tout d’abord de la réunion de Doha puis je reviendrai sur les autres réunions autour de la Syrie.

La France soutient le processus de structuration et d’unification de l’opposition syrienne. Cette réunion à Doha est très importante. L’opposition doit saisir cette occasion unique de franchir un pas décisif vers la constitution d’une autorité nationale transitoire, que la France a appelé de ses vœux.

Nous avons, dans cette perspective, de nombreux contacts avec les différentes composantes de l’opposition syrienne et également directement avec les structures civiles de gouvernance locale qui, à l’intérieur de la Syrie, gèrent le quotidien des populations affectées par la répression du régime. Je vous rappelle d’ailleurs que nous avons mis en place un soutien matériel direct à ces conseils que notre ambassadeur pour la Syrie, qui d’ailleurs est à Doha, M. Eric Chevallier, met en œuvre.

S’agissant de la réunion au Japon. Vous savez qu’il y a plusieurs groupes qui ont le même objectif c’est-à-dire que l’on parvienne à une Syrie libre, démocratique qui respecte les droits de toutes les composantes de la société syrienne, qui aident à ce que les revendications légitimes du peuple syrien soient entendues. Cette réunion de Tokyo s’inscrit il me semble dans un sous-groupe du groupe des amis, un groupe chargé du suivi des sanctions.

Q – Pouvez-vous nous en dire plus sur le travail de ce groupe de suivi des sanctions ?

R – Le groupe qui se réunit au Japon c’est ce groupe qui s’était réuni une fois à Paris, qui s’était réuni aux Pays-Bas, c’est un groupe qui est chargé de mettre en place une concertation dans l’application des mesures pour faire pression sur le régime syrien et l’amener enfin à accepter cette transition politique que réclame le peuple syrien. Voilà quel est l’objet de cette réunion.

Q - Concernant les déclarations qu’a fait M. Bachar Al Assad hier, avez-vous une réaction sur les propos du chef du régime à la presse russe ?

R - La Syrie connaît une situation extrêmement préoccupante. Ce régime est responsable de plus de 35 000 morts, on parle de plus d’un million de déplacés intérieurs, de centaines de milliers de réfugiés dans les pays voisins. Les violations des droits de l’homme, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité sont massifs. C’est un constat établi par la commission d’enquête sur la Syrie du Conseil des droits de l’homme.

Nous souhaitons une transition politique pour que les demandes légitimes des Syriens soient entendues c’est-à-dire qu’il soit fait droit à cette demande de démocratie, de respect de toutes les composantes de la société syrienne. Cette transition politique doit se faire rapidement parce que la situation humanitaire est extrêmement préoccupante. Les risques que cette situation induit sur les pays voisins est également très préoccupante, c’est aussi la raison pour laquelle cette transition politique doit être rapide.

12 - Iran

Q – Hier, suite à l’assassinat d’un web-blogueur iranien qui est décédé sous la torture, la France a annoncé qu’elle allait demander des explications au gouvernement iranien. Quelles sont les limites de cette demande et quelle est la suite ?

Deuxième question : hier les États-Unis ont annoncés avoir pris des mesures de sanctions contre le ministère de l’information parce qu’il diffuse des parasites. La France va-t-elle coopérer pour cela aussi ? Surtout pour les questions de satellites et de diffusion des émissions de télévision.

R – Deux choses. Sur le brouillage des satellites, effectivement nous sommes préoccupés. C’est une violation des engagements internationaux pris par l’Iran. La France a saisi l’Union internationale des télécommunications qui est l’organisation internationale chargée de la régulation de ce secteur. Pourquoi le faisons-nous ? Parce que c’est à la fois une violation des conventions internationales et de la déclaration universelle des droits de l’homme. Voilà pourquoi nous avons entrepris cette démarche. Nous somme pour la liberté de communication et d’expression de façon générale. Et ce brouillage va à l’encontre de ces principes.

Sur le second volet de votre question, effectivement, hier nous avons exprimé notre plus vive inquiétude parce que la situation des droits de l’homme se dégrade constamment en Iran. Nous avons été profondément choqués d’apprendre la mort en détention du blogueur Sattar Beheshti. Et nous avons appelé les autorités iraniennes à faire toute la lumière sur les circonstances de son décès. J’ajoute que la détérioration croissante des conditions de détention a récemment été dénoncée par 33 prisonnières de la prison d’Evin et qu’elle constitue une source de préoccupation majeure pour la France. La répression des voix dissidentes qui s’expriment pacifiquement en Iran est inacceptable.

Alors vous posez la question de la limite. La situation des droits de l’Homme fait l’objet de dénonciations en Iran. On ne voit pas de progrès. C’est un message que nous continuons de porter, et nous ne sommes pas les seuls. Les condamnations sont nombreuses. Nous poursuivons nos demandes aux autorités iraniennes.

Q - Allez-vous convoquer l’ambassadeur iranien ?

R - Non, je ne peux pas vous donner de précision à ce stade.

Q - Sentez-vous la montée d’une tension avec l’Iran ? Il y a eu des incidents entre l’aviation iranienne et les Américains, avec une rhétorique qui monte. Êtes-vous inquiet par la situation ?

R - Concernant l’Iran, nous avons plusieurs préoccupations. Comme je l’ai dit, certaines concernent les droits de l’Homme et d’autres ont trait au programme nucléaire iranien. Ces préoccupations ont été traduites par les résolutions du Conseil de sécurité, les résolutions du Conseil des gouverneurs de l’AIEA. Nous souhaitons que l’Iran fasse la lumière sur la nature de son programme nucléaire et qu’elle donne des assurances sur la nature pacifique de ce programme. Pour le moment, nous n’avons pas les actes attendus de l’Iran, c’est la raison pour laquelle nous continuons à exercer des pressions sur le régime pour qu’il accepte de discuter et de présenter la nature de ce programme nucléaire.


13 - Inde

Q - J’ai une question concernant un diplomate français à Bangalore qui aurait été mis en examen pour le viol présumé sur sa petite fille de 4 ans. Il semblerait que cet événement prenne de l’ampleur dans la presse indienne. Comment les autorités françaises gèrent-elles cette question ?

R - Comme nous le faisons toujours pour nos compatriotes, nous mettons en place une assistance consulaire. Nous leur rendons visite lorsqu’ils sont en prison et nous les appuyons. En l’occurrence, notre consulat général à Bangalore lui prête toute l’assistance nécessaire ainsi qu’à sa famille.

Le 17 octobre dernier, la justice indienne a donné une suite favorable à la demande de libération sous caution de M. Mazurier. Notre compatriote demeure à la disposition de la justice indienne et il a indiqué qu’il se conformerait à toutes les mesures de contrôles judiciaires décidées par le juge.

Q - D’après les informations que nous avons pu recueillir, il a coupé tout accès aux comptes communs de sa femme qui l’a justement accusé de ces attouchements sexuels. Vous dites que vous venez en aide à toute la famille, mais elle est indienne, c’est donc un couple mixte.

Je voulais en savoir plus sur la manière dont le Quai d’Orsay gère ces questions, savoir si effectivement, la famille a aussi accès à des aides.

R - Je pense en effet que la protection consulaire s’étend à sa famille. Concernant le blocage des comptes, je n’ai pas de commentaire particulier.

AGENDA

PRINCIPAUX ÉLÉMENTS

du 12 au 18 novembre 2012

M. Laurent FABIUS

Mardi 13 novembre 2012

Réunion UE - Ligue arabe, Le Caire

Mercredi 14 novembre 2012

8h15

Matinale de France Info

9h

Entretien avec Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine, Quai d’Orsay

10h

Conseil des ministres, Elysée

15h

Questions d’actualité au gouvernement, Assemblée nationale

16h30

Entretien avec M. Alain Mérieux, président de l’Institut Mérieux, Quai d’Orsay

19h

Comité interministériel sur l’Europe consacré au "Cadre financier pluriannuel" 2014-2020, Matignon

Jeudi 15 novembre 2012

10h30

Réunion ministérielle sur l’Europe de la défense (Allemagne, Espagne, France, Italie et Pologne), Quai d’Orsay

15h

Questions d’actualité au gouvernement, Sénat

16h

Entretien avec M. Augustin Matata Ponyo, Premier ministre de la République démocratique du Congo, Quai d’Orsay

Vendredi 16 novembre 2012

Déplacement en Pologne avec le président de la République

M. Bernard CAZENEUVE

Lundi 12 novembre

10h

Entretien avec M. Michael Link, ministre délégué aux Affaires étrangères d’Allemagne

Mardi 13 novembre

9h

Discours d’ouverture de la conférence "Compétitivité, Croissance et Emploi"
organisée par la Chambre de Commerce Américaine en France, Salons France-Amériques

10h

Entretien avec Mme Majlinda Bregu, ministre chargée de l’Intégration européenne d’Albanie

15h

Questions d’actualité au gouvernement, Assemblée nationale

18h

Intervention lors des rencontres « Transpositions – Euractiv », Commission
européenne.

Mercredi 14 novembre

10h

Conseil des Ministres, Elysée

13h

Déjeuner de l’ambassadeur de Pologne, M. Orlowska, en l’honneur de l’ambassadrice d’Allemagne, Mme Wasum-Rainer, Ambassade de Pologne

15h

Questions d’actualité au gouvernement, Assemblée nationale

Jeudi 15 novembre

Déplacement à Berlin avec le Premier ministre

M. Pascal CANFIN

Lundi 12 novembre

9h

Ouverture de la réunion des conseillers de coopération et d’action culturelle en Afrique, Quai d’Orsay

12h30

Déjeuner de travail avec Mme Kristalina Georgieva, commissaire européenne chargée de l’aide humanitaire, Convention

Soirée

Seconde partie du projet de loi de finances, mission "Aide publique au développement", Assemblée nationale

Mardi 13 novembre

9h

Cérémonie d’ouverture de la table ronde sur « le financement du plan de développement économique et social du Niger 2012-2015 »

10h30

Entretien avec M. Lionel Zinsou, président de la société de capital-investissement PAI Partners, Convention

12h

Entretien avec M. Martin Hirsch, président de l’agence du service civique, Convention

15h

Questions d’actualité au gouvernement, Assemblée nationale

19h10

"Mardi Politique" de RFI

Mercredi 14 novembre

10h

Conseil des Ministres, Elysée

Déplacement à Rouen dans le cadre du forum d’ouverture de la Semaine de la solidarité internationale en Haute-Normandie

Jeudi 15 novembre

15h

Entretien avec M. Augustin Matata Ponyo, Premier ministre de la République Démocratique du Congo, Convention

18h15
Participation à la table ronde « La finance solidaire et le développement durable : même combat » organisée par l’association Finansol, collectif d’acteurs de la finance solidaire

Vendredi 16 novembre

9h

Intervention au colloque de la fondation René Dumont "l’Afrique Noire est mal partie"

Déplacement à Cadix dans la cadre du Sommet ibéro-américain

Mme Yamina BENGUIGUI

Lundi 12 novembre

20h30

20ème Gala de l’Espoir en faveur de la lutte contre le cancer, théâtre du Chatelet

Mardi 13 Novembre

11h30

Entretien avec M. Clément Duhaime, administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie

15h

Questions d’actualité au gouvernement, Assemblée nationale

16h30

Entretien avec M. Arnaud Champremier-Trigano, directeur de l’agence Mediascop

Mercredi 14 Novembre

10h

Conseil des ministres, Elysée

13h

Déjeuner de travail avec M. Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif

15h

Questions d’actualité au gouvernement, Assemblée nationale

Jeudi 15 Novembre

15h

Questions d’actualité au gouvernement, Sénat

19h30

Dîner en l’honneur de M. Matata Ponyo, Premier ministre de République Démocratique du Congo

Mme Hélène CONWAY-MOURET

Mardi 13 novembre 2012

10h

Séminaire annuel sur l’adoption internationale, Convention

12h45

Déjeuner Dauphine - HEC – Polytechnique, Convention

15h

Questions d’actualité au gouvernement, Assemblée nationale

17h

Entretien avec M. Serge Joyal, sénateur canadien, Convention

18h30

Fête nationale de la République d’Angola, Ambassade

Mercredi 14 novembre 2012

10h

Conseil des ministres, Elysée

13h

Déjeuner de travail avec M. Christophe Lecourtier, directeur général d’Ubifrance

15h

Questions d’actualité, Assemblée nationale

16h45

Conférence de clôture du colloque international pluridisciplinaire « Communication et Mondialisation – les limites du tout anglais », CNRS

Jeudi 15 novembre 2012

15h

Questions d’actualité au gouvernement, Sénat

Vendredi 16 novembre 2012

11h

Entretien avec M. François-Xavier d’Aligny, président de la Fondation pour le développement de l’enseignement international, Convention

13h

Déjeuner de travail avec Mme Catherine Minard, directrice des Affaires internationales du MEDEF

Dernière modification : 09/11/2012

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