Paris, 07 novembre 2012

 
 
1 - Déplacement de M. Bernard Cazeneuve en Italie (8 novembre 2012)

 
Le ministre délégué chargé des affaires européennes se rendra demain à Rome pour des entretiens bilatéraux qui permettront de renforcer l’étroite concertation franco-italienne en vue des prochains conseils européens.
 

Il rencontrera M. Giulio Terzi, ministre des affaires étrangères, M. Enzo Moavero, ministre des affaires européennes, et M. Fabrizio Barca, ministre italien de la cohésion. Ces rencontres donneront lieu à des échanges approfondis sur le budget 2014-2020, la gouvernance économique et la politique de sécurité et de défense commune de l’Union européenne.
 

Le ministre délégué évoquera également l’actualité européenne à l’occasion de rencontres avec la commission des affaires étrangères de la Chambre des députés et avec M. Massimo d’Alema, député et ancien président du conseil. 
 
Le ministre délégué présentera, par ailleurs, les réflexions françaises sur l’intégration européenne à l’occasion d’une intervention à l’Institut des affaires internationales, important centre de réflexion italien.
 
2 - États-Unis - Exécution d’un condamné en Oklahoma (6 novembre 2012)

 

La France déplore la décision des autorités de l’Oklahoma d’exécuter Garry Thomas Allen, le 6 novembre. Il s’agit de la cinquième exécution cette année en Oklahoma, ce qui en fait un des États qui appliquent le plus la peine de mort aux États-Unis.
 

La France exhorte les autorités de l’Oklahoma à mettre un terme aux exécutions, à observer un moratoire et à engager un débat sur l’abolition de la peine capitale. Elle réaffirme son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances.
 

3 - Israël - Accélération de la colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie
 
 
La France condamne la publication par les autorités israéliennes d’appels d’offres pour 1285 logements ayant vocation à être construits dans les colonies de Pisgat Zeev et Ramot à Jérusalem-Est ainsi que d’Ariel en Cisjordanie.
 

La France réitère sa très vive inquiétude face aux publications et annonces provocatrices dans un contexte déjà tendu. La colonisation israélienne, sous toutes ses formes, est illégale au regard du droit international. Elle nuit au rétablissement de la confiance entre les parties et constitue un obstacle à une paix juste fondée sur la solution des deux États.
 

Comme l’a rappelé le président de la République lors de son entretien avec M. Benjamin Netanyahou le 31 octobre dernier, il importe que la colonisation cesse.
 

4 - Mali
 
Q - Comment accueillez vous les déclarations du groupe Ansar Dine, qui s’est démarqué du terrorisme et de l’extrémisme et a appelé au dialogue au Mali ? Des négociations avec ce groupe sont elles envisageables ?
 
 
R - La France prend note de la déclaration du groupe Ansaar Eddine affirmant son rejet du terrorisme et sa volonté de trouver une solution négociée à la crise que traverse le Mali. Cette déclaration doit maintenant avoir une traduction concrète sur le terrain. La rupture avec les organisations terroristes et l’arrêt des violations des droits de l’homme dans les zones contrôlées par Ansaar Eddine doivent être effectifs.
 

Un accord politique n’aura de sens que s’il permet une restauration pleine et entière de l’autorité du gouvernement de Bamako au Nord Mali. Toute autre solution ne constituerait qu’un faux semblant.
 
Le Conseil de sécurité a appelé à un dialogue politique entre les autorités maliennes et les groupes combattants au Nord, selon des critères clairs. Ces groupes doivent reconnaître l’intégrité du territoire malien et rompre sans délai leurs liens avec les organisations terroristes. Ces conditions sont plus que jamais valables.
 

La France rappelle sa position de principe : le volet politique et le volet sécuritaire sont tous deux indispensables pour parvenir à une solution durable de la crise. Ils sont complémentaires et non alternatifs.
 
5 - Ambassadeurs thématiques
 
Q - François Loncle a interrogé dans une question écrite Laurent Fabius sur l’utilité de certains ambassadeurs thématiques, relevant leur "impact financier" non négligeable. Quelle est la réponse du ministre ?
 
 

R - M. François Loncle a effectivement posé une question hier. Le Ministre y répondra au plus vite.
 

La majorité des 27 ambassadeurs thématiques est composée de fonctionnaires du ministère. La suppression de ces postes n’entrainerait donc pas d’économies directes, puisque ces agents continueraient à être rémunérés par le ministère. Les personnalités issues du monde politique ou de la société civile ne sont pas rémunérées par le ministère des Affaires étrangères.
 
Les missions qui leur sont attribuées correspondent à des besoins réels. Elles s’inscrivent dans le contexte d’une évolution de la diplomatie, qui comprend de plus en plus de sujets globaux ou techniques impliquant de mobiliser de nombreux partenaires en France et à l’étranger. On peut citer notamment les ambassadeurs chargés des droits de l’homme, de l’adoption internationale, des négociations sur le changement climatique, du Sahel.
 
Ces missions et leurs modalités d’exercice sont revues régulièrement en fonction de nos priorités. Ce travail est en cours.
 

Dernière modification : 07/11/2012

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