"Artefacts of Encounter" : à la rencontre de deux mondes

Le Peter Wall Institute de l’Université de Colombie-Britannique (UBC) organise du 11 au 14 avril avec le soutien du consulat de France à Vancouver, le symposium "Artefacts of Encounter", un événement consacré aux « objets métis ». Fruits des multiples échanges développés, du 18e sièce à l’ère contemporaine, entre peuples d’Europe et Premières nations ces "oeuvres" métisses témoignent de la vivacité des relations interculturelles.

Une trentaine d’intervenants venus du Canada, d’Australie, du Brésil, des Etats-Unis, d’Espagne, de France, de Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni partageront leurs recherches sur les objets aborigènes.

A cette occasion, une série de conférences publiques se tiendra au Museum of Anthropology de Vancouver, partenaire de l’événement.

Ce symposium contribue à l’étude et au débat public concernant les relations interculturelles en partant des objets issus des contacts entre Européens et non-Européens (frange occidentale des Amériques et aire Pacifique), du 18e siècle à la période contemporaine.

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Objets exposés au musée du quai Branly ou musée des arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques.

Ce déplacement vers les choses comme substrat de l’interculturalité permet de penser à neuf les relations entre cultures et civilisations à partir du statut des objets échangés, volés, spoliés ou produits selon des techniques et des intentions mixtes.


Le consulat général de France a invité, à cette occasion, quatre chercheurs français :
- Emmanuel Lézy : géographe, maître de conférences, Paris X-Nanterre, chercheur au Laboratoire de géographie comparée des Suds et des Nords.
- Stephen Rostain : archéologue au Centre national de la recherche scientifique (Directeur adjoint de l’UMR 8096 - Vice-président de la Société des Américanistes) – en poste à l’Institut français d’études andines (Quito, Equateur).
-  Serge Tcherkezoff : anthropologue, directeur d’études, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris. Il est membre fondateur (1995) et a été directeur (1999-2007) du CREDO (Centre de Recherche et de Documentation sur l’Océanie). Ses travaux rassemblent les résultats de ses enquêtes de terrain en Polynésie occidentale durant les années 1981 à 1996 et une critique ethno-historique des récits européens (XVIe-XXe siècles) concernant la Polynésie.
- Benoît de l’Estoile : anthropologue, directeur de recherches au CNRS. Benoît de L’Estoile poursuit des recherches en anthropologie politique et en anthropologie de la connaissance. Analysant la construction des identités et la mobilisation du passé dans le présent, il étudie les héritages coloniaux. Prenant comme point d’entrée les mises en ordre de monde que réalisent musées et expositions, il a étudié les transformations dans les façons dont les Occidentaux se sont appropriés les objets non-européens.
A noter

Ces chercheurs participeront à une session plénière à UBC le samedi 13 avril au matin de 9h 30 à 11h 30.

Benoît de l’Estoile donnera une conférence publique le samedi 13 avril de 12h15 à 13h : "The paddle or the bridge ? Making sense of worlds in interaction."

Les lieux seront communiqués sur le site de la manifestation : http://globalencounters.ubc.ca/events/artefacts_of_encounter/

Dernière modification : 04/04/2013

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