Bulletin électronique 27 février 2013

Un nouveau médicament contre la grippe

21 février 2013 – UBC News Online

Une nouvelle classe de médicaments s’est montrée efficace contre certaines souches pharmaco résistantes du virus de la grippe d’après une étude menée par des chercheurs de l’Université de Colombie-Britannique de Vancouver (UBC).

Celle-ci, publiée en ligne récemment dans Science Express, détaille le développement d’un nouveau médicament candidat qui empêche le virus de la grippe de se répandre d’une cellule à une autre. Ce médicament a traité avec succès des souris infectées par des souches mortelles du virus.

Pour se répandre dans le corps, le virus de la grippe utilise d’abord une protéine, appelée hémagglutinine, pour se lier aux récepteurs des cellules en bonne santé. Après avoir introduit son ARN et l’avoir répliqué, le virus utilise alors une enzyme, la neuraminidase, pour couper la connexion et passer à la cellule saine suivante.

« Notre agent médicamenteux utilise la même approche que des traitements classiques contre la grippe, en empêchant la neuraminidase de couper ses liens avec les cellules infectée », dit Steve Withers, professeur de Chimie à UBC et auteur principal de cette étude. « Mais l’agent que nous utilisons s’accroche à cette enzyme comme une clé brisée, coincée dans une serrure, la rendant inutile. »

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que la grippe affecte globalement de 3 à 5 millions de personnes chaque année, causant entre 250 000 à 500 000 morts. Certaines années de pandémies, ce chiffre grimpe à quelques millions.

« Un des challenges le plus importants concernant les traitements classiques contre le virus de la grippe est que certaines souches du virus deviennent résistantes, nous laissant vulnérables à la prochaines pandémie », dit Withers, dont l’équipe inclut des chercheurs Canadiens, Britanniques et Australiens.
« En tirant parti de la machinerie moléculaire propre au virus que celui-ci utilise pour s’attacher, le nouveau médicament pourrait s’avérer efficace plus longtemps, car les souches virus résistantes ne peuvent pas se développer sans détruire leur propre mécanisme d’infection », ajoute Withers.

D’après : http://science.ubc.ca/news/687
Pour aller plus loin : article dans Science Express Online à http://www.sciencemag.org/content/early/2013/02/20/science.1232552.abstract


Des matériaux intelligents pour améliorer la qualité de l’eau
8 février 2013 – UofS News Online

Une équipe de l’Université de Saskatchewan (UofS, Saskatoon) vient de développer des matériaux bio polymères ayant des propriétés améliorées d’absorption. Connus dans le monde scientifique sous le nom de « matériaux intelligents », ces bio polymères de synthèse montrent un potentiel très important dans des applications variées, en particulier dans le domaine de l’assainissement de l’eau.

"Alors que le pétrole par exemple est relativement facile à séparer de l’eau, des contaminants solubles tels que les colorants, les nitrates, et les détergents le sont beaucoup plus difficilement", dit Lee Wilson, Chimiste à UofS, et l’un des superviseurs de l’étude. Les matériaux tels que ceux développés par Rui Guo, étudiante en thèse de Doctorat de l’équipe, ont cependant fait preuve de capacités d’absorption remarquables des contaminants solubles dans des expériences récentes.

« Nous allons manquer d’eau douce, la seule question est quand ? », dit Lee Wilson, « Notre capacité à, par exemple, désaliniser l’eau en utilisant très peu d’énergie, voire pas du tout, est cruciale. Et cela pourrait résoudre les problèmes liés à la qualité de l’eau dans le monde entier. » Il précise que la désalinisation de l’eau des océans, ainsi que la production de certains bio fuels coûte cher et nécessite l’apport d’énormément d’énergie.

Les matériaux intelligents, tels que ceux développés par Rui Guo, sont particulièrement intéressants par leur capacité à « s’activer » ou « s’éteindre » en réponse à un stimulus externe, tel qu’un changement de température ou de l’équilibre d’un PH. Alors que les méthodes de filtrations telles que l’osmose inverse nécessitent une pression pour supprimer des molécules ou des ions, très peu d’énergie est nécessaire pour faire fonctionner ce type de matériaux.

Les matériaux développés par Guo pourraient également être utilisés pour supprimer l’Arsenic des eaux des surfaces ou souterraines en Saskatchewan. « Partout où vous trouvez de l’Or ou de l’Uranium, vous avez également de l’Arsenic. La Saskatchewan a réellement un problème avec l’Arsenic, et nous pourrions potentiellement utiliser les matériaux de Rui pour y remédier », dit Wilson.

http://announcements.usask.ca/news/archive/2013/02/u_of_s_research_66.html

Dernière modification : 28/02/2013

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