Médaille d’honneur pour la première doctorante en cotutelle à SFU

L’université Simon Fraser était en émoi du 10 au 13 juin 2014 pour la traditionnelle remise des grades de la session de printemps. Le Bureau des affaires francophones et francophiles et le Consulat général l’étaient d’autant plus : la Française Noëlle Mathis, première doctorante en cotutelle à SFU, recevait la médaille d’honneur du Doyen des études supérieures.

Noëlle Mathis a ainsi reçu son diplôme de Docteure en philosophie en éducation (Ph.D.) ainsi que la médaille d’honneur du Doyen des études supérieures [ENG].

Chaque année, une médaille d’honneur est remise aux diplômés des études supérieures de chaque faculté ayant obtenu la meilleure moyenne cumulative de leur classe.

Sa thèse de doctorat intitulée : Identités plurilingues et création textuelle en français langue étrangère : une approche sociolinguistique d’ateliers d’écriture plurielle est rédigée en français.

Noëlle Mathis y explore les pratiques d’écrits d’étudiants plurilingues dans une classe de français langue étrangère à l’université. La chercheure voulait comprendre comment les étudiants créent et manifestent leur pluralité à travers leurs écrits, tout en interrogeant le rôle de l’écriture plurilingue dans l’appropriation du français.

Soutenue en France devant un jury international composé de sept membres, cette thèse devrait alimenter le débat scientifique touchant à la didactique de l’écriture dans les contextes universitaires multilingues.

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De gauche à droite : Dr Danielle Moore - SFU, Dr. Robin Brayne, Directeur des programmes de terrain - SFU, Noëlle Matis et Dr. Kris Magnusson, Doyen de la faculté d’Education - SFU

Avantages d’une thèse en cotutelle

Ce modèle permet à deux institutions d’émettre chacune un diplôme, la supervision du travail de thèse étant partagée entre deux directeurs de thèse.

Pour Noëlle Mathis, ce fonctionnement permet « d’approfondir le sujet en confrontant différentes traditions épistémologiques et de profiter d’une double expertise ». En l’occurrence celle de Mme Danièle Moore pour SFU et Mme Claudine Moïse pour l’université française.

C’est ainsi que Noëlle Mathis a fait le pont trois ans durant entre l’Université Simon Fraser au Canada et l’université d’Avignon et des Pays de Vaucluse en France.

Le cursus de la doctorante fut si exemplaire que du côté canadien comme français, le désir de renouveler l’expérience de la cotutelle est particulièrement fort. Selon le Doyen de la faculté d’Éducation de SFU, le parcours sans faute de Noëlle Mathis conforte l’idée que les échanges entre chercheurs favorise le renouvellement des idées et permet d’aborder les problèmes posés sous un autre angle. A fortiori, des solutions novatrices émergent de ces collaborations académiques.

A lire un article paru dans le journal universitaire de SFU au sujet du parcours universitaire binational de Noëlle Mathis.

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A voir la vidéo qui expose ce qu’est la cotutelle :

Dernière modification : 06/01/2015

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