Déclarations du porte-parole : 4/07/13

Au point de presse du 04 juillet 2013, le porte-parole a fait les déclarations et a répondu aux questions suivantes :

1 - Mali - Application de l’accord de Ouagadougou

La France se félicite des modalités d’application de l’accord de Ouagadougou, qui ont donné lieu à un accord sur le cantonnement à Kidal des hommes du Mouvement national de libération de l’Azawad et du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad ainsi que sur la tenue des points de contrôle aux entrées de la ville.

Cet accord rend à présent possible le déploiement de l’armée malienne à Kidal. Il représente donc une avancée notable dans le recouvrement par le Mali de sa pleine souveraineté sur l’ensemble de son territoire, ce qui était l’un des objectifs fondamentaux de l’opération Serval.

La France salue le sens des responsabilités des parties maliennes et notamment des membres de la commission technique mixte de sécurité, chargée de veiller au cessez-le-feu entre l’armée malienne et les groupes armés du Nord. Elle rend un hommage particulier au général Kazura, commandant militaire de la MINUSMA, qui a permis la conclusion de cet accord.

2 - Guinée - Accord entre le gouvernement et l’opposition sur les élections législatives

La France se félicite de l’accord qui vient d’être conclu en Guinée entre le gouvernement et l’opposition sur l’organisation des élections législatives.

Il s’agit d’un bon accord, qui était attendu depuis longtemps. L’organisation des élections législatives permettra à la Guinée de clore la période actuelle de transition.

La France salue le sens des responsabilités de l’ensemble des parties guinéennes. La Guinée peut, à présent, aller de l’avant.

La France rend un hommage particulier à M. Saïd Djinnit, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, dont l’action a été déterminante dans la conclusion de cet accord.

3 - Bolivie


Q - Le président Hollande a parlé d’"informations contradictoires" sur les passagers à bord de l’avion du président bolivien Morales. S’agit-il d’informations sur l’éventuelle présence à bord d’Edward Snowden ? Et dans ce cas, pourquoi avoir interdit le survol du territoire ?


L’autorisation de survol de la France par l’avion présidentiel bolivien avait-elle bien été accordée le 27 juin, comme le dit l’ambassadeur de Bolivie à Paris ?

R - Je vous renvoie aux propos du président de la République et à la déclaration faite hier soir par le ministère des affaires étrangères. Les éclaircissements nécessaires sur le contretemps occasionné pour l’avion du président Morales ont été fournis aux autorités boliviennes.

Q - Avez-vous demandé à la Bolivie de renforcer les mesures de protection de l’ambassade de France à la Paz ?

R - La sécurité de notre ambassade à La Paz et de nos implantations en Bolivie fait l’objet d’une concertation régulière avec les autorités boliviennes. La situation hier sur place n’a pas justifié de mesures particulières de renforcement du dispositif de sécurité.


4 - Egypte


Q - Comment réagissez-vous à l’arrestation du président égyptien Mohamed Morsi, élu en juin 2012 et renversé mercredi par l’armée ?

Demandez-vous aux autorités militaires égyptiennes des garanties pour la sécurité physique et la protection juridique de Morsi et ses plusieurs centaines de collaborateurs ramassés après le coup militaire mercredi

R - Nous attendons des autorités égyptiennes que Mohamed Morsi soit traité avec le respect dû aux fonctions qu’il a exercées.

Nous rappelons notre attachement à la poursuite d’une transition politique associant l’ensemble des forces et sensibilités politiques, dans le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques, du pluralisme politique et de la liberté d’expression, conformément aux engagements pris.

Q - Comment qualifiez-vous ce qui s’est passé hier in Egypte ? Est-ce qu’il s’agit d’un coup d’état, d’un coup militaire, d’une action justifiée par son soutien populaire ? Est-ce qu’une prise de pouvoir par l’armée ne crée pas de mauvais précédent dans la région où dans certains pays où il y a une transition vers une démocratie difficile et étant donné que le Président Morsi était élu démocratiquement même s’il était critiqué par une majeure partie du peuple Egyptien. Et ses supporters... ?

R - Nous avons pris acte des évolutions intervenues hier dans la situation très dégradée et d’extrême tension de l’Egypte, ainsi que de l’annonce de nouvelles élections après une période de transition.

Ce qui importe maintenant, c’est que les prochaines échéances soient préparées dans le respect de la paix civile, du pluralisme, des libertés individuelles et des acquis de la transition démocratique, afin que le peuple égyptien puisse choisir librement ses dirigeants et son avenir.

Dernière modification : 04/07/2013

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