Déclaration du porte-parole : 12/09/13


1 - Déplacement de M. Thierry Repentin en Turquie (12 septembre 2013)

M. Thierry Repentin, ministre délégué chargé des affaires européennes, se rend aujourd’hui à Istanbul, où il rencontrera son homologue turc, M. Egemen Bağış. Au cours de leur entretien, les ministres feront notamment le point sur le renforcement des relations franco-turques, ainsi que sur la relance des négociations entre l’Union européenne et la Turquie.

M. Repentin participera par ailleurs au 5e séminaire annuel de l’Institut du Bosphore, consacré cette année à la question « Europe, France, Turquie, l’heure des choix ». À cette occasion, il présentera notre approche du renforcement de la relation entre la Turquie, l’Union européenne et la France devant des personnalités du monde politique, économique et culturel de nos deux pays.


2 – Syrie

Q - Les discussions a l’ONU sur le projet de résolution française sur la Syrie ont commence. Est-ce que pour la France le chapitre 7 et le recours à la Cour pénale internationale sont des conditions sine qua non ?

R - Nos objectifs sont depuis le départ et restent aujourd’hui de sanctionner les auteurs du massacre chimique du 21 août et de les dissuader de recommencer pareille atrocité. Comme l’a rappelé M. Fabius à la radio ce matin, « la réalité est tout à fait claire, il y a eu un massacre chimique, c’est le régime de Bachar Al-Assad qui détenait les armes et qui en a donné l’ordre ».

La France a présenté à ses partenaires du P3 un projet de résolution qui décline ces objectifs dans un texte dont nous voulons qu’il ait une portée contraignante, qu’il oblige les responsables de ce massacre à rendre des comptes et qu’il mette en place rapidement un contrôle crédible, effectif et vérifiable des armes chimiques présentes en Syrie.

Comme nos partenaires américains et britanniques, nous sommes en contact avec nos interlocuteurs chinois et russes. Nous souhaitons que la négociation avance rapidement et recueille in fine le plus large accord possible. Si nous sommes prêts à négocier, nous ne sommes pas prêts en revanche à céder sur les grands principes et objectifs qui sont les nôtres et que nous partageons avec une grande partie de la communauté internationale.

3 – Maroc


Q - Le Roi du Maroc a appelé à une approche globale et humaniste dans le traitement de la question migratoire après avoir pris note du rapport du Conseil national des droits de l’Homme sur cette problématique. Quelle est votre réaction à ce sujet ?

R - Nous avons pris connaissance avec intérêt du rapport du Conseil national des droits de l’homme du Maroc, qui appelle à la mise en place d’une nouvelle politique marocaine d’asile et d’immigration en formulant des recommandations concrètes et ambitieuses.

Nous avons également relevé la mobilisation du roi Mohammed VI sur ce sujet et noté les engagements pris par le gouvernement marocain. Nous avons entendu ses appels à la coopération internationale, adressés aux pays partenaires du Maroc et à l’Union européenne.

La France assure le Maroc de son soutien à la mise en place de sa nouvelle politique d’asile et d’immigration, qui organise le statut de réfugié et garantit le principe de non-refoulement.

4 – Espagne


Q - Hier, une chaîne humaine multitudinaire a été organisée du sud au nord de la Catalogne, et jusqu’en France, pour demander un référendum sur l’indépendance. Quelle est votre réaction sur cette mobilisation et sur sa demande ? Est-ce qu’un processus indépendantiste aurait des conséquences en France ?

R - Nous n’avons pas de commentaires particuliers à formuler sur un événement relevant de la politique intérieure espagnole.

Dernière modification : 13/09/2013

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